Vidéos : Comment améliorer son dialogue interne en 4 étapes ?

Parmi les habiletés mentales à travailler en préparation mentale, il y a le dialogue interne, c’est-à-dire ce que l’on se dit à voix basse ou dans sa tête.

L’une des clés de ce travail est de comprendre comment nous fonctionnons à l’intérieur, et l’impact de ce que l’on se dit sur notre attitude, nos gestes.

Je vous propose ici une vidéo en 2 parties pour vous permettre de comprendre et d’améliorer votre dialogue interne, à travers l’exemple d’un accompagnement effectué avec un des meilleurs jeunes de la ligue de Provence de tennis en 2018, mais qui, bien entendu, peut s’appliquer dans n’importe quel sport.

Vidéo 1ère partie : comprendre l’impact de ce que l’on se dit

Savez-vous ce qu’il se passe lorsque nous nous parlons en « négatif », avec des « Ne… Pas » dans nos phrases ? Par exemple, lorsque « je ne veux pas faire ceci », ou que « je ne veux pas qu’il m’arrive cela » ?

Regardez plutôt :


Avant de passer à la suite, testez cela, éprouvez-le dans votre quotidien, observez autour de vous ce qui est dit, ce que vous entendez (dialogue externe) et les conséquences que cela a sur les acteurs concernés : « Ne tombe pas ! », « N’oublie pas tes clés ! », …

Une fois convaincu(e), des solutions existent pour changer cela.

Vidéo 2ème partie : 4 étapes pour améliorer votre dialogue interne

Voilà quelques points importants que je vous propose pour changer durablement les choses en transformant positivement le cours de ce qui vous tient à cœur :


Comme vous pouvez le constater, cela est simple, ludique, et peut vraiment changer votre quotidien.

Connaître cela est déjà un premier pas, l’appliquer c’est mieux ! Sinon cela restera à l’état d’information et ne changera pas en profondeur celui/celle que vous êtes… Aussi, je vous souhaite d’en faire bon usage en répétant régulièrement ces étapes avec de petits objectifs au quotidien.


Et lorsque le dialogue interne est tourné vers du « Faut…que je… » : que faire ?

Voici la question d’une étudiante en Préparation Mentale sur la page Facebook lors de la diffusion de ces vidéos :

« J‘ai une petite question. Concernant ceux qui ont un dialogue interne très tourné sur l’aspect : « Faut que je …. » peut on considérer que cela soit limitant également. Je rencontre pas mal de retour comme cela et souvent c’est limitant et négatif. »

=> Il est important de repérer dans l’échange avec la personne accompagnée les verbes « devoir », « falloir », « vouloir », « pouvoir » et leurs expressions dérivées « il faut que », « c’est nécessaire », « avoir à », « être obligé de », « être contraint », … Ils sont appelés, en PNL (programmation neuro-linguistique), des opérateurs modaux de nécessité. Et ces opérateurs énoncent des règles dont certaines sont indispensables et utiles, et d’autres qui interdisent tout épanouissement car exprimant une croyance…
Une question qui peut être posée dans ce cas-là pour vérifier si c’est aidant ou limitant pour la personne accompagnée est :
« Qu’arriverait-il sinon ? »

« Super merci Florent pour cet éclaircissement. Pour le moment, j’étais dans le questionnement suivant auprès de mes athlètes : est ce que cela correspond à ce que tu veux toi ? Qu’est ce que tu veux dans cette situation ? Dans mon intention, c’était de vérifier si le sportif joue sa vie entre guillemet. Cette question donne tout son sens effectivement. Merci. A bientôt. »

=> Très bon choix de questions ici de la part de l’étudiante. J’aime beaucoup le « à ce que tu veux toi? », car une hypothèse peut être aussi que le sportif le fait pour quelqu’un d’autre (entraîneurs, parents, conjoint, …) !


Vous voulez en savoir + ? Vous avez des questions ?

Pour d’autres photos, vidéos et articles inspirants, je vous suggère de vous abonner à ma page Facebook.

Et en cas de questions ou de demandes de renseignements complémentaire, je me ferai un plaisir de répondre à tout mail envoyé à : contact@preparateur-mental-flow.fr

« Si vous pensez que vous êtes battu, vous l’êtes », ou un peu de poésie inspirante

Par Walter D. Wintle, Thinking

If you think you are beaten, you are

If you think you dare not, you don’t.
If you’d like to win, but you think you can’t,
It is almost a cinch that you won’t.
 

If you think you’ll lose, you’re lost
For out of the world we find
Success begins with a fellow’s will
It’s all in the state of mind.

If you think you’re outclassed, you are
You’ve got to think high to rise.
You’ve got to be sure of yourself before
You can ever win the prize.

Life’s battles don’t always go
To the stronger or faster man
But sooner or later the man who wins
Is the one who thinks he can!

Si vous pensez que vous êtes battu, vous l’êtes
Si vous pensez que vous n’osez pas, vous n’oserez pas
Si vous voulez gagner, en pensant ne pas le pouvoir

Il est presque certain que vous ne le pourrez pas.

 

Si vous croyez que vous allez perdre, vous êtes vaincu
Parce qu’au-delà de l’existence, nous découvrons que la volonté d’une personne engendre le succès

Tout dépend de son état d’esprit.

Si vous croyez que vous êtes inférieur, vous l’êtes

Vous devez penser grand pour vous élever

Vous devez avoir confiance en vous,

Avant même de gagner un prix.


Les batailles de la vie,

Ce ne sont pas toujours les plus forts, ni les plus rapides qui la gagnent,

Mais tôt ou tard, l’homme qui remporte la victoire

Est celui qui pense qu’il en est capable.

Décryptage du cadre de référence d’un Préparateur Mental en 10 points

A partir de l’interview* parue hier dans l’Est Républicain de mon confrère Gilles Séro

J’ai eu envie de vous proposer un décryptage rapide en 10 points sur le cadre de référence d’un Préparateur Mental (« PM »). Gilles Séro est intervenant en Préparation Mentale à l’AS Nancy Lorraine (Football Ligue 2),

  1. Le PM ne prend pas le boulot de l’entraîneur : chacun a son rôle à jouer,
  2. Le PM précise le cadre de son intervention dès la 1ère séance,
  3. Le PM recevra l’athlète plusieurs fois : ce n’est pas magique !,
  4. Le PM ne travaille avec l’athlète que s’il y a adhésion de sa part,
  5. Le PM effectue un travail en profondeur avec l’athlète,
  6. Le PM n’est pas un gourou ni un sorcier,
  7. Le PM est dûment formé,
  8. Le PM ne parle pas de l’enfance ou de l’éducation de l’athlète et ne reste que sur l’aspect sportif,
  9. Le PM n’assiste pas forcément aux compétitions, et sait rester à sa place,
  10. Le PM n’est pas responsable du résultat d’un athlète ou d’une équipe.

*Vous retrouverez l’intégralité de l’interview ici :

https://www.estrepublicain.fr/sport-lorrain/2018/03/27/gilles-sero-preparateur-mental-je-ne-suis-pas-un-gourou-ni-un-sorcier

Des phrases qui boostent votre Mental !

Parce qu’un dialogue interne positif permet de se dépasser, vous trouverez ici des citations inspirantes afin de, toujours plus, « Booster votre Mental » !

le + : Vous pouvez également vous abonner à la page Facebook « PreparateurMentalFlow » sur laquelle vous trouverez des articles, des vidéos et des exemples concrets de ceux qui réussissent…

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Mental dans le rugby : et si l’on s’inspirait de ce qui se fait de mieux à l’étranger ?

Voici en extrait le retour de Simon Barrué-Belou, prépa physique et kiné français, qui fait le point sur le fonctionnement des staffs professionnels en Nouvelle-Zélande. Intéressant, non ?

Extrait :

« Rugbyrama: Vous parlez beaucoup d’innovation et d’ouverture vers les compétences extérieures. Pouvez-vous l’illustrer ?

Simon Barrué-Belou (prépa physique et kiné du Stade Toulousain):
Les néo-zélandais ont bien compris qu’il fallait utiliser de nombreux supports et compétences à son service afin de simplement limiter au maximum la part aléatoire. Ensuite, il y a une place importante donnée à la préparation mentale, au développement personnel et à la prise en compte de tout l’environnement des joueurs. On peut voir par exemple, dans des staffs, une personne en charge du développement personnel qui est à temps plein dans le club. Mais également des préparateurs mentaux qui interviennent beaucoup sur ce qu’ils appellent des « mental skills », du travail d’imagerie motrice, de visualisation, etc.
Ils ont des créneaux de travail individuel ou par groupe de joueurs au cours de chaque semaine.  »

Article intégral dans rugbyrama.fr

Retrouvez l’article complet ici :

https://www.rugbyrama.fr/rugby/prepa-physique-un-frenchy-chez-les-kiwis-episode-1_sto6664814/story.shtml

Webcours de Supervision – DU Préparation Mentale Clermont-Auvergne

Être enseignant au DU de « Préparation Mentale, Interventions et Aide à la Performance » de l’UFR STAPS de Clermont-Auvergne, c’est aussi, depuis Aix-en-Provence, donner des Webcours de Supervision de février à juin.

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Comment se re-concentrer rapidement après avoir été distrait-e ?

La Gestion Attentionnelle devient, compte tenu des distracteurs de notre quotidien, un thème central lors des séances et des ateliers que j’anime en Préparation Mentale

Une phase sportive, un examen ou un concours, un évènement important dans sa vie où l’on a besoin de la meilleure concentration possible et puis… voilà une distraction qui nous emmène ailleurs que là où l’on a tout intérêt à être ! 🙁

Et si un acronyme utilisé en Préparation Mentale pouvait vous aider à vous re-concentrer rapidement après avoir été distrait-e ?

Un acronyme de 3 lettres pour vous aider

Jean-Philippe Lachaux est chercheur en neurosciences à l’INSERM. Ses travaux portent sur l’attention.
Dans son livre « Les petites bulles de l’attention, se concentrer dans un monde de distractions » (Odile Jacob, 2016), il se propose d’aider nos enfants à mieux se concentrer à l’école (et au-dehors) et leurs parents à mieux résister à l’éparpillement de leur propre attention.
Il y explique à quel point l’intention est la clé de l’attention et préconise d’utiliser ce qu’il appelle le « P.I.M. » :
  • « P » comme Perception : que dois-je regarder, écouter, ressentir ?
  • « I » comme Intention : qu’est-ce que je cherche à réussir ?
  • « M » comme Manière d’agir : comment réagir à ces Perceptions pour réaliser mon Intention ?

Voilà un acronyme que j’utilise régulièrement lors des séances de Préparation Mentale, que ce soit avec les enfants, les adolescents ou les adultes. Car on a tous besoin de cette concentration optimale à des moments précis.

Un exemple ?

A haut niveau également, le PIM s’applique. Voici ici un exemple, extrait cette semaine du match de ligue des champions Real Madrid-PSG. Cristiano Ronaldo a utilisé cette astuce pour revenir dans sa « routine de performance« , lors d’un penalty, cette semaine en ligue des champions.

Voici le décryptage en 2 étapes :
1/ Un distracteur visuel externe (laser vert venant des tribunes) a modifié sa Perception (« regarder le laser venant des tribunes » ou « l’arbitre sur le côté gauche » au lieu du « but face à lui ») et par conséquent son Intention (qui devient « se plaindre auprès de l’arbitre » au lieu de « tirer le penalty le plus précisément possible) et ainsi sa Manière d’agir, qui en restant sur cette dynamique, aurait pu générer une toute autre issue…

2/ Heureusement pour lui et son équipe, il revient très rapidement à son Intention (qui redevient « tirer le penalty le plus précisément possible ») et modifie sa Perception (se centrer sur ce qu’il sait faire, sa « routine de performance » en respirant un grand coup, en regardant le but, en écoutant le coup de sifflet de l’arbitre et en ressentant son corps prêt à tirer) ; pour cela, il bascule sur du kinesthésique interne (fermer les yeux, respirer profondément) et sa Manière d’agir s’en trouve transformée, CQFD !!!

Il est évident pour moi que cette faculté qu’a eu Cristiano Ronaldo de revenir en moins d’une seconde sur son Intention est travaillée, que ce soit de façon innée ou avec ses entraîneurs ou avec un préparateur mental. Cela est l’apanage d’un grand champion et relève du très haut niveau.

Applicable dans tous les domaines

Néanmoins, cette technique du PIM est complètement transférable à tous les domaines : sportifs, étudiants, en entreprise mais aussi dans sa vie personnelle ! En fonction des distracteurs (visuels, auditifs et/ou kinesthésiques) que l’on imagine ensemble, je construis des exercices adaptés à la personne accompagnée lors de séances spécifiques en Préparation Mentale sur Aix-en-Provence.

Ceci étant, avec ces éléments, vous êtes d’ores et déjà en mesure de vous y entraîner, de progresser, et de réussir… à réussir ! 😉

Alors, la prochaine fois que vous serez distrait-e, utilisez le PIM !

Présentation « Team Flow 2018 » – DU Préparation Mentale de Clermont-Auvergne

Une fois les deux présentiels écoulés, chaque étudiant du Diplôme Universitaire de « Préparation Mentale, Intervention et Aide à la Performance » de l’Université Clermont-Auvergne doit :

  • choisir un tuteur parmi les enseignants du D.U.,
  • faire valider les stages avec les athlètes qu’il a retenus.

Ci-dessous, j’ai cartographié la « Team Flow-2018 » : Lire la suite

J.O. Paris 2024, de la préparation mentale dans les préconisations du rapport Onesta

Paris a obtenu officiellement, le 13 septembre 2017, l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Laura Flessel, ministre des sports, a dès le lendemain missionné Claude Onesta, l’ex-manager des Experts en handball, afin de rédiger une « mission d’étude pour la haute performance » contenant les facteurs clés de succès des athlètes français lors de ces olympiades.

Et parmi les préconisations figure la Préparation Mentale des athlètes ! Décryptage…

Objectif 80 médailles !

C’est le nombre de médailles que la ministre fixe à l’équipe de France à l’horizon 2024. C’est ce que l’on appelle en Préparation Mentale un objectif de résultat, c’est-à-dire qu’il dépend du résultat des autres nations et pas seulement des athlètes français.

En observant le graphique ci-contre, on se rend compte que cet objectif est très ambitieux pour la France : au regard des 42 médailles obtenues à Rio en 2016 et également de la moyenne des 38 médailles sur les six derniers Jeux Olympiques d’été (depuis 1996 à Atlanta). Même si la courbe semble croissante depuis le creux de 1960, Claude Onesta prévoit des résultats en stagnation aux jeux d’été 2020 à Tokyo avec 45 médailles, loin de l’objectif affiché des 80 quatre ans plus tard…

Statut d’athlètes « haute performance »

Dans son rapport de 34 pages rendu public mardi 30 janvier, Claude Onesta préconise d’identifier dès cette année les sportifs «médaillables» en 2024 et leur donner les moyens pour réussir. Pour cela, il propose de créer un nouveau statut d’athlètes qu’il nomme «haute performance», qui irait au-delà de la classification actuelle de «haut niveau» du Ministère des Sports. Les athlètes intégrés dans cette liste et leurs entraîneurs pourront alors «bénéficier d’un niveau de revenus minimum décent et d’un statut d’assuré social indispensable pour eux et leur famille».

Claude Onesta précise : «Il faut pouvoir admettre que sur certaines périodes de préparation olympique et paralympique, les « médaillables+ » investissent 100% de leur temps dans leur projet de conquête de podiums». Puis «Certaines fois, le « double projet » sport-étude ou sport-travail ne sera plus réalisé concomitamment mais successivement, et ce pour correspondre aux exigences de disponibilité et de récupération nécessaires au projet de haute performance».

Préparation Mentale et « gains marginaux »

Claude Onesta a également rédigé une partie sur l’aspect mental. Ainsi en page 14 du rapport, un paragraphe s’intitule «La recherche des bénéfices marginaux».

Préparation Mentale, pour améliorer la performance au haut niveau ?

On y lit que les fédérations ne sont pas suffisamment portées sur les «gains marginaux» que représentent la préparation mentale ou l’innovation technologique, et l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) pas suffisamment adapté aux sportifs de très haut niveau. Il souligne à quel point cela concourt à améliorer la performance :

«La faiblesse de l’accompagnement médical de la performance, de l’innovation technologique ou de la Préparation Mentale fait défaut à bon nombre de fédérations. Il s’agit là de gains essentiels pour améliorer la performance».

Préparation Mentale en France vs autres nations

Puis compare ce qui se fait à l’étranger et ce qui se fait en France (tout comme l’article sur le rugby français que j’ai rédigé en novembre 2017), et mentionne l’importance de prévoir et anticiper, ce qui est l’essence du travail en Préparation Mentale, travail qui pourrait être intégré au sein des entraînements et des compétitions préparatoires aux J.O. :

«Les sportifs du monde entier travaillent en permanence sur le socle technique de leur discipline mais les marges de progrès sont très tenues. La performance ne peut pas être résumée uniquement par l’optimisation d’une action, d’un geste ou d’un mouvement. Si le sportif doit être en pleine possession de ses moyens physiques, il doit aussi prévoir et anticiper tous les aléas pour éviter l’effet de surprise le jour de la compétition. La prise en compte de tous ces éléments complémentaires définit le périmètre des bénéfices marginaux.»

«La Préparation Mentale, comme le domaine des sciences humaines et sociales, sont insuffisamment explorés par les sportifs français alors que l’on connaît l’ascendant psychologique dont bénéficient des nations qui l’utilisent depuis plusieurs décennies.»

Préparation Mentale, pour du bien-être et de la longévité ?

Jean Fournier définit la Préparation Mentale (cahiers de l’INSEP, N°22, en 1998), comme « une préparation à la compétition par un apprentissage d’habiletés mentales et d’habiletés d’organisation, et dont le but principal est d’optimiser la performance personnelle de l’athlète, tout en promouvant le plaisir de la pratique et en favorisant l’atteinte de l’autonomie ». Claude Onesta reprend et complète en évoquant le bien-être et la longévité de l’athlète au plus haut niveau :

«Cette approche permet une pratique plus épanouie et plus autonome du sport de haut niveau et contribue en ce sens au bien-être de l’athlète et donc à sa longévité.»

Préparation Mentale, quelle offre proposée sur le marché français ?

Il rappelle également qu’identifier un Préparateur Mental compétent n’est à ce jour pas si évident en France. Il est vrai que le titre n’est pas encore protégé au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), que les diplômes et les expériences sont variés sur le marché. Il laisse aux athlètes la possibilité de choisir qui leur convient, tout en proposant une mise en réseau efficace pour leur faciliter les démarches de recherche :

«L’offre est multiple et très riche en matière de préparation mentale, et chaque athlète pourra choisir. Les praticiens compétents dans le champ du sport ne sont pas toujours évidents à identifier et il convient de pouvoir les mettre en réseau afin de proposer rapidement et efficacement des solutions aux sportifs.»

Préparation Mentale, pour développer les habiletés mentales ?

Le TOPS (Test of Performance Strategies) ci-contre, que je réalise avec certains athlètes permet d’identifier les forces et les axes d’améliorations dans les différentes habiletés mentales, que ce soit en entraînement ou en compétition. Claude Onesta en identifie en fin de paragraphe quelques-unes qui sont primordiales selon lui pour avancer sur le chemin de la performance.

«Gestion émotionnelle, concentration, retour au calme, appropriation du projet, etc. Autant d’éléments invisibles utiles à la performance.»

Reste 6 ans pour préparer Paris 2024…

Dans quelques jours auront lieu les J.O. d’hiver de Pyeongchang et aucun préparateur mental ne fait partie de la délégation française. Seuls quelques athlètes (et de plus en plus d’ailleurs), dans une démarche exclusivement personnelle, se prépare mentalement à ces jeux. Pendant ce temps, la plupart des autres nations partiront non pas avec un, mais avec plusieurs préparateurs mentaux intégrés à leur délégation, aux staffs, et communiant avec les athlètes pour leur plus grand épanouissement.

Aussi, le contenu de ce rapport est une vraie nouveauté en terme d’affichage et de médiatisation sur l’aspect mental et un espoir de voir intégrer aux fédérations et à la délégation française dans les prochains mois/années des préparateurs mentaux au sein des staffs. Il va permettre à coup sûr de faire bouger les choses dans le bon sens et cela ne peut que ravir le préparateur mental que je suis, tout comme les préparateurs mentaux que nous formons chaque année, avec mes 13 collègues, au D.U. de « Préparation Mentale, Interventions et Aide à la Performance » de l’UFR STAPS Clermont-Auvergne.

D’ici 2024, il reste de notre responsabilité de continuer à travailler en réseau, d’avancer sur la reconnaissance des diplômes auprès du RNCP, et d’être vigilant à ce que le crédit et la confiance accordés à celles et ceux qui pratiquent aujourd’hui perdure. Une personne égarée, une mauvaise expérience et cette émulation pourrait retomber très rapidement, au grand dam de ceux qui croient profondément à l’importance du mental dans la performance.

Enfin, il me paraît important de rappeler que se préparer mentalement ne garantit pas un résultat. Ce n’est donc pas parce que la France intègrera de la PM chez ces futurs « médaillables » qu’ils en obtiendront forcément une en 2024. En revanche, ne pas s’y préparer, dans des compétitions dont les niveaux techniques, tactiques et physiques des athlètes est de plus en plus proche (imaginez donc dans 6 ans…), relèverait à mon sens d’une grossière erreur, alors que l’essentiel est désormais écrit et partagé, par tous et pour tous ! 🙂

JT France 3 Auvergne – A Clermont-Ferrand la méditation pour améliorer les performances sportives

Après l’article de La Montagne la semaine dernière, c’est un reportage au JT de « France 3 Auvergne Rhône-Alpes » que vous trouverez ci-après.

L’équipe de tournage était parmi nous en début de semaine pour mettre en images et en mots quelques uns des ateliers proposés lors du 2ème Présentiel aux étudiants du Diplôme Universitaire de Préparation Mentale de Clermont-Ferrand : la méditation, la sophrologie, l’entretien d’explicitation et l’imagerie mentale sont en particulier mis en relief dans ce reportage.

Avec les interviews de mes collègues François Castell-Niell (coordonnateur du DU) et Eva Parmentier, puis de Sébastien Bonnefoy, entraineur de rugby et étudiant du DU.
On y voit également de l’équipe pédagogique : Michel Verger en méditation, Anne Tixier-Nousse et Laurence Hubin en sophrologie, Alain Vigneault en entretien d’explicitation et Aymeric Guillot en imagerie mentale.


Par MT avec Julien Le Coq

« L’UFR STAPS de Clermont-Ferrand propose un diplôme pour former des coaches mentaux et améliorer les performances des sportifs.

Tout se joue dans la tête, c’est en tout cas le postulat du diplôme universitaire de préparateur mental. À l’UFR STAPS de Clermont-Ferrand, on forme les coaches mentaux de demain. Ils ont suivi pendant trois jours à Super-Besse un séminaire de formation pour renforcer le mental des sportifs.

Des hommes qui marchent lentement, le regard vers le sol, dans le froid et la neige. Il s’agit d’une séance de méditation de pleine conscience. Avoir conscience du froid, du vent et tous ses éléments qui peuvent perturber un sportif le jour J.

« Très souvent, on conditionne nos attitudes et nos comportements avec la notion d’agréable ou de désagréable. Un athlète qui cherche à performer sait que le désagréable sera là, en entraînement ou en compétition. Il ne s’agit pas de le rechercher mais de faire avec et surtout de le prendre pour ce que c’est. Quand on ne se met plus en tension avec cela, les sensations peuvent être meilleures, la tension et la fluidité du geste aussi », explique François Castell-Niell, co-responsable du DU de préparateur mental.

Muscler son cerveau

Méditation, imagerie mentale ou sophrologie. Tout est bon pour développer l’habilité mentale. L’athlète peut donc muscler son cerveau, et cette préparation se fait également après les compétitions. On appelle l’explicitation, le fait de verbaliser ses réussites mais surtout ses échecs.

« Quelqu’un qui est champion de l’entraînement et qui dysfonctionne le jour de la compétition, on peut penser qu’au niveau mental, il y a quelque chose qui n’a pas été travaillé, entraîné, et qui n’est pas prêt à faire face à certaines situations. Cette non-préparation à faire face à cette situation particulière qu’est la compétition aurait pu être anticipé en préparant mentalement sur ce que représente cette compétition », indique Eva Parmentier, préparatrice mentale.

Démocratisation du phénomène

La France avait beaucoup de retard en la matière. Teddy Riner a compris très tôt l’intérêt de la préparation mentale. Dès 13 ans, le judoka est suivi par une psychologue, et a priori, ça paie.

Aujourd’hui, de plus en plus de fédérations font appel à ces coaches mentaux. Même au niveau amateur. Sébastien Bonnefoi est entraîneur d’une équipe de rugby, le Rugby Clermont La Plaine. Il espère bien tenter l’expérience avec ses joueurs : « On a fini sur une imagerie mentale sur la confiance, c’est-à-dire arriver à retrouver un sentiment de confiance et à se donner une image qui permette par exemple d’effacer ce qui est un petit peu négatif et revenir sur du positif. »

Et à Clermont-Ferrand, on sait de quoi on parle ! Les joueurs de l’ASM, qui ont enchaînés récemment plusieurs défaites cuisantes, pourraient avoir besoin de ces coaches mentaux. Ces préparateurs n’auront en tout cas sûrement pas trop à méditer pour travailler. »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/clermont-ferrand-meditation-ameliorer-performances-sportives-1402671.html